07:50:52 - lundi 18 décembre 2017

Raconte moi ta randonnée aux Açores


L’excursion aux Açores commence à 9h du matin , le groupe de randonneurs que j’ai rencontré hier en arrivant de l’aéroport de Terciera, et mon père, sont là. Tout le monde est motivé pour faire de grandes choses ce jour-là . Une fois chacun de nous bien équipé, chaussures de marche, gourde et pique-nique, nous avons débuté l’ascension du mont Pico, un volcan culminant à 2351 mètres. Après avoir effectué les 5 premières minutes de la randonnée, nous avions déjà compris le dénivelé qui nous attendait, mais peut importe, on était motivé. En regardant autour de moi, je pouvais voir la nature en toute simplicité belle et intacte.

Ensuite est arrivée la traversée des nuages, quel étonnement lorsque je vis tout le groupe et moi-même trempés jusqu’aux os sans avoir senti la moindre goutte de pluie. Nous continuons notre ascension et la fatigue débutait à se faire sentir, déjà 3 heures de randonnée, les yeux rivés sur le terrain escagassé. J’entends une voix crier une pause, je me stop et me retourne. Là je me suis retrouvée face à une immensité de nuages qui formaient une mer blanche dans laquelle on rêverait de pouvoir plonger. Nous nous sommes arrêtés pendant au moins 15 minutes tant l’émerveillement était total et général.

Au sommet du monde

Nous sommes repartis en direction du sommet, à la découverte des merveilles qui nous attendaient. Avant d’atteindre le sommet, une pause déjeuné bien  méritée. Vers les falaises, j’ai pu admirer la pente où s’est produit la dernière éruption. Elle représentait un flanc de colline, très lisse, elle me rappelait les descentes de cendre des îles Éoliennes (on les descendait exactement comme en faisant du ski mais sans ski, c’était vraiment délirant)

Moi, la tête dans les nuages

Quand la rando reprit, on est passé dans une phase d’escalade pour enfin atteindre le sommet. Une fois en haut, ce n’était plus une mer de nuages mais une terre de nuages, rien d’autre n’existait. Les Açores devenaient alors une île perdue dans l’immensité nuageuse. On pouvait à peine distinguer quelques paysages sous les nuages selon les vents. C’était comme si j’étais arrivée là en avion, comme si en plein milieu d’un vol on était sorti de l’appareil pour prendre une pause au milieu du ciel. Un moment magique, difficile à expliquer.

Mais il a bien fallu redescendre. Nous sommes  partis des images plein la tête avec l’espoir que le reste du voyage au Portugal soit aussi grandiose que cette journée.

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